2  -  Bilan lipidique

  • Le dépistage d’une dyslipidémie repose sur l’EAL (exploration d’une anomalie lipidique) (Tableau 1).
  • Tous les adultes (< 80 ans) doivent être dépistés dès lors qu’ils ont un facteur de risque mais il n’est pas justifié de répéter ce bilan lorsqu’il est normal.
  • En cas de valeurs anormales,une confirmation est indispensable.
  • On peut individualiser en pratique clinique courante trois grands types de dyslipidémiesselon le phénotype : l’hypercholestérolémie pure, l’hypertriglycéridémie pure et l’hyperlipidémie mixte avec augmentation conjointe de la cholestérolémie et de la triglycéridémie.
  • Ces phénotypes regroupent des génotypes multiples et un malade porteur d’une anomaliegénétique unique peut présenter au fil du temps des phénotypes lipidiques multiples. Il n’y a donc pas de relation d’équivalence stricte génotype-phénotype dans le domaine des dyslipidémies.
Tableau 1. Bilan lipidique (EAL)
  • Un bilan lipidique complet comprendra la détermination, au bout de douze heures de jeûne, des paramètres suivants :
             • aspect du sérum à jeun (clair, opalescent ou lactescent),
             • cholestérol total (CT) et triglycérides (TG)
             • HDL-cholestérol
             • LDL-cholestérol (calculé par la formule de Friedwald, valable à condition que les triglycérides soient inférieurs à 4 g/1 :
               LDLc = CT -HDLc -TG/5 (en g/1)

        Les facteurs de conversion de mmol/l en g/l sont : cholestérol x 0,387 ; triglycérides x 0,875.

  • Chez un patient sans facteur de risque, le bilan est considéré comme normal si :
             • LDLc < 1,60 g/l
             • TG < 1,50 g/l
             • HDLc > 0,40 g/l

  • Note : les apolipoprotéines principales sont :
             • l’Apo A1 : son taux évolue parallèlement à celui du HDLc ; sa diminution est liée à une augmentation du risque cardiovasculaire
             • l’Apo B100 : elle représente plus de 90% des apoprotéines des LDL ; il existe une corrélation positive entre le taux de LDLc et celui d’apo B100
               Leur dosage n’est pas justifié en pratique clinique
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