8  -  Annexe : la préménopause


Il s’agit d’un état transitoire chez la femme de 40 à 50 ans, décrit dans la figure 7.1, où s’éteint progressivement la fonction exocrine de l’ovaire, avec raréfaction des ovulations précédant leur disparition totale, tandis que persiste de façon incomplète et dissociée sa fonction endocrine.

La préménopause peut elle-même être divisée en trois phases.

8 . 1  -  Première phase dite de « phase folliculaire courte »

Cette phase s’installe vers l’âge de 41 à 43 ans. Le premier signe clinique de l’installation de la préménopause est un raccourcissement de la durée des cycles, au détriment de la phase folliculaire dont la durée peut n’être que de 9 à 10 jours, avec ovulation précoce et phase lutéale encore normale. Les taux plasmatiques de FSH commencent à s’élever, alors que les taux plasmatiques d’estradiol (E2) et de LH, le pic ovulatoire de gonadotrophines, et la sécrétion de progestérone sont encore normaux. Cette période correspond à une nette réduction de la fertilité.

Fig. 7.1. Transition de la préménopause à la ménopause

8 . 2  -  Seconde phase dite de « corps jaune inadéquat »

Elle est caractérisée par l’appauvrissement progressif du capital folliculaire en nombre et en qualité, et par l’inefficacité croissante de la FSH. Les cycles sont longs, les ovulations tardives, la phase lutéale raccourcie et le taux de progestérone diminué.

Conséquence de l’hyperstimulation des follicules par la FSH, l’hyperestrogénie est fréquente : des taux d’estradiol de 500 à 600 pg/mL peuvent être observés.

Le déséquilibre, aux dépens de la progestérone, favorise œdème (syndrome prémenstruel) et hyperplasie : des lésions tissulaires peuvent se constituer telles que mastopathie bénigne, hyperplasie endométriale, fibromyomes utérins.

L’irrégularité des cycles et le déséquilibre hormonal qui en résulte peuvent être corrigés par l’administration séquentielle d’un progestatif à titre substitutif, du 16e au 25e jour du cycle.

8 . 3  -  Troisième phase

Elle se traduit par une anovulation.

Elle est témoin de l’épuisement folliculaire. Les concentrations plasmatiques de FSH approchent des valeurs observées après la ménopause. La LH s’élève aussi. Le taux d’E2 est variable, mais peut être encore haut, et ses fluctuations imprévisibles aboutissent à des hémorragies de privation irrégulières et espacées.

L’administration d’un progestatif pendant 10 jours déclenche des règles. Sa poursuite 10 j/mois permet de régulariser les « règles ».

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