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Agent pathogène = Entamoeba histolytica
Entamoeba histolytica existe sous une forme végétative (trophozoïte) et sous une forme kystique.
Les caractères morphologiques des trophozoites et des kystes permettent au microscopiste de les identifier et de les différencier des autres amibes parasites de l'intestin de l'homme mais non pathogènes telles que Entamoeba coli, Entamoeba hartmanni, Endolimax nanus, Pseudolimax butschlii. Ces amibes non pathogènes, lorsqu'elles sont retrouvées dans les selles, ne doivent pas être considérées comme responsables des troubles dans la majorité des cas.
En revanche, les caractères morphologiques observables à l'examen parasitologique des selles ne permettent généralement pas de faire la différence entre Entamoeba histolytica et Entamoeba dispar, qui est aussi une forme non pathogène. D'autres examens sont nécessaires pour faire ce diagnostic différentiel (recherche d'adhésine spécifique afin de mettre en évidence la forme pathogène hématophage, nommée Entamoeba histolytica).
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Forme végétative
Les trophozoites ont une taille de 20 à 40µm, sont mobiles, émettent des pseudopodes qui leur permettent de se déplacer et d'ingérer des bactéries, des particules alimentaires et des hématies.
Grâce à leurs facteurs de virulence (facteurs d'adhésion, enzymes protéolytiques…) les formes végétatives sont responsables d'ulcérations de la paroi colique, d'envahissement pariétal et de dissémination par voie sanguine.
Leur multiplication est rapide mais les trophozoïtes sont fragiles et on ne les retrouve que dans les selles diarrhéiques fraîchement émises. Ils sont rapidement détruits dans le milieu extérieur.
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Forme kystique
Les kystes sont sphériques, de 10 à 15µm de diamètre et entourés d'une épaisse coque. Ils sont éliminés dans les selles des malades et des porteurs sains et sont très résistants dans le milieu extérieur.
Les kystes sont la forme de dissémination du parasite.
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