4  -  Traitement

A. Traitement étiologique

Le traitement de la cause, quand il est possible, est bien évidemment essentiel.

B. Traitement martial

Il est possible par voie orale dans la majorité des cas. Un régime riche en fer est insuffisant.

Le traitement martial est prescrit, chez l’adulte, sous forme de sels ferreux à la dose de 150 à 300 mg/j de fer. Le traitement est à prendre en dehors des repas pour améliorer l’absorption mais le rendement de celle-ci est médiocre, voisin de 15 %. La prise d’acide ascorbique (vitamine C) qui augmente l’absorption du fer d’environ 30 % peut être proposée.

La tolérance digestive des sels ferreux peut être mauvaise. Nausées, douleurs abdominales et diarrhée sont les incidents les plus fréquemment décrits. En cas de mauvaise tolérance, la dose peut être diminuée.

La coloration noire des selles, provoquée par ce traitement, doit être annoncée au patient, ainsi que la possibilité d’interactions médicamenteuses.
En cas de mauvaise tolérance du fer oral, des perfusions intraveineuses de fer peuvent être réalisées.

L’efficacité du traitement doit être contrôlée biologiquement, sans multiplier les examens. Le rythme de surveillance est adapté à la gravité de l’anémie, l’âge, la pathologie associée (en particulier cardiaque) et la compliance au traitement. La durée du traitement martial dépend du temps de reconstitution des réserves de fer, qui est de 3 mois au minimum et du traitement ou non de la cause du saignement. Le traitement doit être prolongé au moins jusqu’à normalisation de la ferritinémie.

Lorsque la cause du saignement n’a pas été déterminée ou ne peut être supprimée, un traitement martial cyclique ou au long cours est nécessaire.

(3) Diagnostic et traitement des saignements digestifs occultes.
(4)Traitement de l’anémie au cours de l’insuffisance rénale chronique chez l’adulte.

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