3 . 2 . 5  -  Le post interventionnel

  • Récupération de l'intégralité du dossier pré-opératoire / per opératoire.
  • Acquisition de l'ensemble des valeurs des paramètres surveillés.
  • Mise en continuité de ces valeurs post interventionnelles pour un même paramètre, avec celles acquises en per interventionnel.
  • Enregistrement des évènements post interventionnels sur la même base qu'en per interventionnel.
  • Configuration et impression d'une feuille d'anesthésie avec tout ou partie des paramètres surveillés et enregistrés en per et post interventionnel.
  • Les événements, médicaments, solutés, produits sanguins seront intégralement imprimés et horodatés.
  • Validation et impression d'une feuille de critères de réveil et d'aptitude à la sortie (anesthésie ambulatoire).

3 . 2 . 6  -  La sauvegarde

La sauvegarde des données est le corollaire de toute acquisition informatique d’une information.

C’est un processus indissociable du stockage de données. L’extrême densité d’informations sur des supports mécaniques expose ceux-ci à des erreurs, des anomalies d’écriture, ou simplement des pannes malgré l’extrême robustesse de ces matériels. En l’absence de sauvegarde, c’est toute la mémoire du système qui est susceptible de disparaître d’une manière irréversible, effaçant en quelques secondes des milliers d’heures de travail.

La sauvegarde indépendamment des solutions logicielles et techniques est primordiale, indispensable et a pour objectif d’assurer la pérennité des données acquises.

La fréquence des sauvegardes doit être proportionnée à la nature et au nombre de données acquises.

Il est conseillé de réaliser une sauvegarde journalière ou bi-journalière et hebdomadaire.

3 . 2 . 7  -  L’archivage des données informatiques

L’archivage électronique est un secteur essentiel de la gestion électronique des documents.

L’information utile peut être dispersée sur plusieurs serveurs. Compte-tenu de la complexité des stratégies utilisées par les systèmes informatiques pour répertorier les objets qu’ils contrôlent, des outils de gestion documentaire doivent libérer l’utilisateur de cette complexité sous jacente. Ce capital d’information doit pouvoir rapidement être retrouvé et partagé entre tous les intéressés attelés à la même tâche et ceci qu’elle que soit l’heure de la journée.

Chacun doit pouvoir retrouver l’ensemble des informations disponibles quelle qu’en soit la forme (texte, image, tableau de chiffres, graphiques, son…) et le lieu de stockage.

L’utilisateur doit se contenter de décrire l’information qu’il recherche. Il doit pouvoir désigner le document par son titre, le nom, prénom, date de naissance du patient, la nature de l’acte (chirurgical, endoscopique, ambulatoire…), la date de sa première intervention ou des éventuelles interventions successives. Lorsque le patient n’a aucun souvenir précis de son intervention ou de son hospitalisation, la recherche doit pouvoir être guidée par son contenu. Une telle recherche par le contenu ne peut s’exercer que sur des documents contenant une partie textuelle, directement accessible, car stockés dans les mémoires actives des ordinateurs connectés au réseau.

Le contrôle des droits d’accès doit s’exercer sur l’ensemble des documents patients du service d’anesthésie réanimation. Ces droits peuvent être définis en référence à des profils d’utilisateurs individuels ou de groupe. La restriction d’accès peut être totale ou partielle. Les modifications en fonction des droits d’accès sont autorisées ou non (autorisées sur le dossier pré interventionnel: actualisation des données antérieurement acquises mais interdites sur le per et le post interventionnel des interventions antérieures).

Quand un utilisateur accède à un document, l’archivage doit en garder la trace. La librairie d’archivage doit contrôler les numéros de version des documents et en gérant leur affectation à chaque instant doit garantir aux différents utilisateurs qu’ils travaillent toujours sur la version la plus récente. Cette librairie doit également permettre aux utilisateurs autorisés l’accès aux versions antérieures suivant des critères de recherche préalablement établis.

Le dossier anesthésique informatisé.

Conclusion

Le dossier anesthésique fait partie intégrante du dossier patient, élément clef du processus de soins. Ce dossier est le véritable fil conducteur de la prise en charge anesthésique qui, à chaque étape, génère, utilise et transmet les informations relatives au patient.

Le document de travail proposé est un outil et un guide mettant en valeur la nécessité de la qualité des documents et de leur archivage. Il souligne aussi la valeur pédagogique d’une démarche d’amélioration de la qualité.

Les principes qui structurent cet outil fixent des objectifs plutôt que des normes à atteindre. La tenue du dossier anesthésique varie selon les structures et les organisations. Ces différences sont légitimes ; elles témoignent des modes de fonctionnement des équipes d’anesthésistesréanimateurs visant à optimiser la prise en charge du patient.

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