4  -  Évolution et complications

L'éviction de l'allergène est suivie de la guérison de l'eczéma en dix à quinze jours. Une des rares exceptions à cette règle est représentée par l'allergie à l'urushiol, agent extrêmement sensibilisant de certains végétaux rares en Europe mais communs aux États-Unis et au Canada (« poison ivy », « poison oak ») ou les lésions, très inflammatoires et prurigineuses peuvent persister plusieurs semaines sans nouveau contact avec l'allergène. En l'absence d'éviction, les lésions passent à la chronicité.

  1. Surinfection. L'impétiginisation des lésions est suspectée devant la présence de croûtes jaunâtres, parfois associées à des adénopathies et à de la fièvre. Peu fréquente, elle doit être distinguée des croûtes succédant à la phase suintante.
  2. Érythrodermie. L'érythrodermie est une généralisation des lésions sous forme d'érythème disséminé prurigineux squameux ou vésiculeux.
  3. Retentissement socio-professionnel. Le handicap induit par les eczémas de contact chroniques, en particulier des mains, peut être considérable. Un reclassement professionnel est parfois inévitable.
4/5