7  -  Caractéristiques des ostéoporoses chez l’homme


A. Au niveau de la définition

Il n’existe pas encore de valeur de T-score reconnue pour définir l’ostéoporose. Des données transversales suggèrent que des valeurs absolues de la DMO seraient associées au même niveau de risque fracturaire dans les deux sexes. Il apparaîtrait donc que la définition de l’ostéoporose chez l’homme puisse être aussi fondée sur un T-score de – 2,5.

B. Au niveau épidémiologique

Parmi les fractures de l’extrémité supérieure du fémur, 25 à 30 % surviennent chez l’homme, et la prévalence des fractures vertébrales découvertes radiologiquement est similaire dans les deux sexes, affectant 10 à 12 % des individus. En revanche, la fracture du radius distal (type Pouteau-Colles) est beaucoup plus rare chez l’homme que chez la femme.

C. Au niveau étiologique

Les ostéoporoses secondaires sont plus fréquentes chez l’homme que chez la femme (30 à 70 % des cas). Les étiologies principales sont :

– l’hypercorticisme ;

– l’hypogonadisme congénital ou acquis ainsi que iatrogène, avec en particulier le traitement du cancer de la prostate par castration chimique (analogue de la GnRH) ou chirurgicale ;

– l’alcoolisme ;

– l’hypercalciurie idiopathique ;

– et parmi les causes génétiques exceptionnelles, les anomalies du récepteur aux estrogènes et du gène de l’aromatase.

D. Au niveau thérapeutique

Certains bisphosphonates (alendronate 10 mg/j, résidronate 35 mg/semaine et 75 mg 2 jours par mois, zolédronate 5 mg IV/an), et le tériparatide disposent d’une AMM dans le traitement de l’ostéoporose masculine.

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